Souvent appelée épine blanche, l’aubépine est un arbuste champêtre bien connu… mais parfois mal aimé.
La faute à ses épines, qui lui donnent une réputation d’arbuste peu accueillant.
Elle est aussi souvent confondue avec le prunelier, ou épine noire, un autre arbuste épineux au comportement beaucoup plus envahissant. Pourtant, l’aubépine mérite largement sa place dans les prairies et les haies, notamment dans les lieux de vie des chevaux.
Un arbuste rustique et très adaptable
L’aubépine est un arbuste pouvant atteindre jusqu’à 10 mètres de hauteur lorsqu’il se développe librement.
On la reconnaît facilement grâce à :
– ses feuilles découpées en 2 à 5 lobes
– ses jolies fleurs blanches parfumées qui apparaissent au mois de mai
– ses petits fruits rouges, appelés cenelles, qui arrivent à l’automne, vers octobre
C’est une espèce très rustique et peu exigeante, capable de pousser dans une grande diversité de sols et de climats. Elle supporte bien la taille et s’intègre parfaitement dans les haies champêtres.
Une plante historique des paysages agricoles
Avant l’apparition des barbelés, les agriculteurs utilisaient largement les haies d’aubépines et de pruneliers pour contenir le bétail dans les prairies.
Ces haies formaient des clôtures naturelles, durables et vivantes.
Avec l’intensification agricole, beaucoup ont été arrachées et remplacées par des clôtures métalliques, souvent moins favorables à la biodiversité.
Pourtant, ces arbustes rendaient – et rendent toujours – de nombreux services écologiques.
Une diversification alimentaire pour les chevaux
Bonne nouvelle : toutes les parties de l’aubépine sont comestibles pour les chevaux.
Dans la pratique, ils consomment surtout :
– les jeunes pousses
– les feuilles
– les fleurs
Les jeunes branches de l’année, qui ne portent pas encore d’épines, sont particulièrement faciles à manger pour eux.
L’aubépine peut donc parfaitement faire partie des arbres et arbustes fourragers présents dans une prairie.
Un véritable refuge pour la biodiversité
L’aubépine est une espèce extrêmement intéressante pour la faune.
Elle offre :
– des fleurs riches en nectar, très appréciées des pollinisateurs au printemps
– des fruits nourrissants pour les oiseaux pendant l’automne et l’hiver
– une protection naturelle pour les nids grâce à ses branches épineuses, qui limitent l’accès des prédateurs
Elle joue donc un rôle important dans l’équilibre écologique des paysages. > en savoir plus
Une haie naturelle pour sécuriser les prairies
Grâce à ses épines, l’aubépine peut être utilisée pour créer une haie défensive.
Elle peut servir à :
– limiter les tentatives d’évasion des chevaux
– dissuader les intrusions extérieures dans les pâtures
Une haie d’aubépine bien implantée devient avec le temps une véritable barrière naturelle.
Quelques précautions à la plantation
Malgré ses nombreux atouts, il est important de bien réfléchir à son emplacement.
Il est préférable d’éviter de planter une aubépine :
– dans les zones de passage fréquent
– près des chemins où vous circulez régulièrement avec du matériel
Les épines peuvent en effet accrocher les vêtements, piquer les mains ou crever les roues d’une brouette.
Une plante utilisée en phytothérapie
L’aubépine est aussi connue pour ses propriétés médicinales.
Elle possède notamment des effets :
– régulateurs de la circulation sanguine
– sédatifs et apaisants
Elle est ainsi utilisée depuis longtemps en phytothérapie, notamment pour soutenir le système cardiovasculaire.
Un arbuste qui mérite sa place dans chaque prairie
À mon sens, dans toute pâture qui se respecte, il devrait au moins y avoir une aubépine.
Rustique, utile aux chevaux, bénéfique pour la biodiversité et capable de former des haies protectrices, cet arbuste coche toutes les cases pour enrichir un lieu de vie.
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